samedi 10 décembre 2011

La Mini Transat change de destination !

Pour les éditions 2013 et 2015, la classe Mini à décidé de confier l'organisation de la Mini Transat à Douarnenez Courses.
La parcours est maintenant au départ de Douarnenez et à destination de Point à Pitre avec une escale aux Canaries.

Plus d'infos : http://www.classemini.com/?titre=&mode=actualites-une&id=3963&fiche=3963

mercredi 8 juin 2011

Le Mini du Coeur Navigue !

Bonjour à tous,

Les dernières semaines ont été très fructueuses et fortes en émotions pour le Mini du Cœur !

Le bateau a été mis à l’eau il y a une dizaine de jours à la Ciotat. Très entouré par toute l’équipe de Sailing Concept, c'est sous un tonnerre d’applaudissements que j’ai posé le premier pied sur le Mini du Cœur dans l’eau. Je dois vous avouer une petite larme bien cachée derrière mes lunettes de soleil !

Nous avons ensuite remorqué le bateau jusqu’au chantier naval des Embiez, un chantier plus adapté à la taille du Mini du Cœur. Trois jours plus tard, le mat est posé, puis la bôme, puis le bout dehors, puis encore du matelotage et enfin le moment tant attendu :

« On y va ? ».

Papa est venu m’aider pour l’occasion, la première sortie sera très brève, un très léger souffle nous accompagne jusqu'à la sortie du chenal, puis nous lâche… Le retour est très lent, mais cette première navigation aura déjà permis de valider certaines options prises pendant la construction.




Le lendemain le vent est léger mais au rendez-vous, entre 5 et 8 nœuds. Le tangon est à poste pour envoyer le spi pendant cette seconde navigation. Les sensations sont là, le plaisir. Tout se passe à merveille, nous envoyons le spi pour la première fois, il est grand, très grand ! Et ca va vite, nous sommes probablement les plus rapides de la baie à la voile…

Apres ces petits moments de plaisir, nos yeux et nos sens se remettent à l'écoute du bateau et surtout à prévenir toutes petites défaillances, et… l’articulation de tangon est en train de céder. Nous affalons rapidement le spi, et le temps de le mettre dans son sac, l’articulation cède… Il va falloir la sur dimensionner pour la prochaine sortie.

Le lendemain, le président du yacht Club des Embiez vient à bord pour la navigation et nous présente un de ses amis propriétaire d'un bateau à moteur idéal pour que papa puisse photographier le Mini de l'extérieur.



Les habitués auront compris que les voiles que l'on voit sur les photos sont des voiles d'occasion, avec des numéros variés et des partenaires qui ne sont pas n rapport avec le Mini du Coeur !

A bord, tout se passe à merveille, même s'il y a encore beaucoup de choses à faire, tout ce qui est fait fonctionne, et c’est un réel bonheur.



Il est l'heure de raccompagner papa et de partir seul faire ma première navigation. Trois heures dans une douzaine de nœuds, toutes les allures y passent, le soleil est là, les gens me saluent et le bateau va si vite ! Un rare sentiment d’extase !




Ce bateau est un prototype et mes yeux revérifient tout et pour la énième fois l’articulation de tangon qui se portait bien jusqu'à maintenant mais qui recommence à donner des signes importants de faiblesse… vite, j’affale le spi avant qu’elle ne casse et mets tranquillement le cap vers le port. Il va falloir repenser cette articulation, il n’y a pas de doute !


En dépit de tous ses moments de bonheur nous avons du nous rendre à l’évidence : le bateau ne sera pas prêt à temps pour les qualifications en vue de la prochaine Transat. La remise en question est douloureuse, malgré tous vos soutiens et les efforts de ceux qui ont maintenu ce projet, rien n’y fait, il en manque. Les plus beaux jours depuis la naissance de cette aventure sont donc ternis.



Votre "présence" à bord est inestimable et après ces quelques jours où je me suis posé beaucoup de questions, avec beaucoup d’hésitations, me voici regonflé pour une quête de victoire sur le circuit Mini, car même si je ne peux participer à la Transat cette année, il est déjà temps de me préparer pour la prochaine !

En conclusion, immense déception, accompagnée tout de même de beaucoup de bonheur. Les épreuves sont provisoires et n'empêchent pas la vie d'être tellement belle. Puisque la vie n'a pas souhaité que je prenne le prochain départ de la transat je vais probablement profiter d’une excellente occasion qui m’est offerte de skipper un bateau cet été avant de me rapprocher du Mini du Cœur. Rappelez vous que je compte bien gagner la prochaine Transat… en tout cas, moi je n’ai pas oublié !

A bientôt !

Arthur !



Encore Merci à :

Philippe Léopold-Léger ; toute l'équipe de Sailing Concept ; Chantier Naval des Embiez ; Alain Gabbay & Francoise Rabu ; Nicolas Mahuet ; Bianca Deren ; Blaise Donnart - Ixelek ; Jules - Gremco ; Armar ; Alain Porée et sa famille
François Carpente & Monaco Marine; Henri Gauthey et sa famille ; M. Holuka - HLK Software ; Francois Bouquerod ; Cyril Deren ; Serge Bredeau ; Didier Chénot ; Barbara Camus ; Frédéric Henry et Laetitia Millot – Lubrizol ; Yann Marilley – Multipôle 56 - Quadras ; Michel et Nathalie Léopold-Léger – Immothem ; Jérôme Hercé ; Philippe Klein & toute l’équipe d’Opel Chevrolet Rouen ; Ignace et Marie-Annick Deren ; Luc Decalf ; Michèle Sanglier ; Frédéric Baret ; Noëlle Barbe ; Bernard Spies ; Anne Michaud ; Bruno Basuyaux ; Lionel Gadeau ; Stéphanie et Mathieu Loir ; Capucine et Grégory Deren ; Alberto ; Jean Joulkwa – Stéreoplast ; Harken ; Sicomin ; Ghislaine Laugeois – Replitec ; Christophe Robin & toute l’équipe de Dyn'aéro ; Marc Van Peteghen ; Rico ; M.M. Gabus – Gabus SA ; Pierre Shlaeppy ; et tous ceux qui nous ont ouvert leurs portes pour présenter le projet.

Et à mes piliers et fans :

Malgosia, César et Baïkal !

mercredi 28 juillet 2010

Un mois de navigation, de réglages, de réussites, et de pur bonheur !


A mes côtés, mon petit frère regarde un dessin animé, mon chien respire tranquillement sous mes jambes pendant que le chat joue avec sa queue : me voilà de retour au bercail. Il est temps de dresser un petit bilan de ce Tour de France à la Voile 2010.

Il y a 6 mois Quentin me téléphone, il me propose de réintégrer une équipe que j’avais un peu créée il y a une dizaine d’années. A l’époque j’avais besoin d’équipiers et ils avaient accepté ! Cette fois ce sont eux qui ont besoin de moi, impossible de refuser ! Le week-end suivant je suis donc à bord du Farr 30 du Team SOG – SAFRAN. Commence alors une longue série de week-ends d’entraînements au cours desquels nous allons mettre en place tous les automatismes d’une véritable équipe. Les instants passés à la Trinité, en mer ou à terre, logé chez l’un ou l’autre de mes amis, ceux avec lesquels j’ai grandi, sont magiques. L’esprit de notre équipe est resté le même, l’amitié au service de la performance sur l’eau.

Les régates d’avant saison prouvent que nous sommes dans le coup et fixent le travail qu’il nous reste à accomplir.

Vient alors le grand jour. L’équipe a déjà mâté et mis le bateau à l’eau lorsque j’arrive à Dunkerque, nous sommes fin prêts, les organisateurs nous félicitent déjà sur notre organisation. Puis le matin du 26 juin la VHF crache ces quelques mots : « Dans 10 minutes envoi du pavillon orange pour la manche Une du Tour de France à la Voile ». Le départ se passe bien, nos manœuvres se déroulent sans embûches, la vitesse est là… Résultat, une 4ème place. Tous nos espoirs sont satisfaits et nos efforts récompensés, nous sommes capables de faire une belle place. Bien sûr il reste encore beaucoup de miles, mais c’est un bon début. Les manches des jours suivants sont toutes aussi bonnes, nous voilà sur un petit nuage, conscients malgré tout que nous pouvons dégringoler de ce petit nuage d’un moment à l’autre. Le Tour commence bien, nous brillons et grâce à Nico (Lunven), nous continuons à progresser, un grand merci !

En plus de notre réussite sur l’eau l’ambiance à terre est excellente, et la prise en charge de la logistique terrestre par Paul et Martin nous permet de rester concentrés sur la navigation et de profiter de chaque moment pour nous reposer ou faire du sport (foot quotidien !).

Grâce à nos excellents résultats, nous passons quelques jours à la seconde place du classement général, l’occasion pour nous de rassembler les médias vers le Team SOG SAFRAN et de nous faire connaître.

Le Tour avance et les villes défilent, il est temps maintenant de partir pour les plus longues courses, une grande découverte pour nous, et là nous faisons face à notre plus gros défaut, le manque d’expérience : la fatigue se fait sentir. Pendant le tour du Cotentin, nous passons le début de la course dans le groupe de tête, puis perdons des places pendant la nuit, heureusement une fois le jour revenu notre motivation nous permet de regagner quelques places, mais un coup de malchance au passage d’une très forte veine de courant nous fait perdre tout notre avantage… nous faisons un très mauvais résultat sur une course de coefficient 3. Le surlendemain nous repartons pour une autre grande course, le tour de Bretagne. Le vent est absent, les routages font peur. Mais il faut y aller et tout donner. Les heures sont longues et la progression infime, après plus de 24 heures dans la pétole nous commençons à perdre patience, l’impression de hasard se fait de plus en plus pesante. Le vent fini par rentrer mais l’avant de la flotte le touche en premier, nous les regardons partir avec désarroi. Le vent remonte pour nous à la pointe Bretagne et nous stimule à nouveau alors que le soleil se couche, tout est en place pour ramarrer la flotte, mais à la sortie du chenal du Four, le pointage officiel nous plombe, 21ème, une dernière molle de vent s’abat sur nous, tout espoir de retour s’envole. L’arrivée dans nos eaux bretonnes est assez amère.

Il va falloir se reprendre en main ! Le départ de Nico pour le Figaro et l’arrivée d’Antoine Koch est l’occasion de se donner un nouveau départ. Et quel départ ! Lors du ralliement Lorient – Talmont, après avoir passé la première marque en 7ème position, la nuit nous remontons des places et distançons le paquet, jusqu'à les voir tous dans notre tableau arrière assez loin, cette nuit a été dure dans un vent faible et très oscillant mais notre motivation a été sans faille. Hélas au petit matin le vent est revenu par l’arrière et ils repassent tous par le large… Mais nous ne regrettons rien, notre nuit a été éprouvante, mais quel plaisir de distancer tout le monde dans des conditions aussi difficiles. Il faut persévérer !

Et nous persistons lors du ralliement pour Royan. Le vent est à nouveau faible et oscillant en fin de nuit, nous sommes alors 5ème, puis le vent rentre par l’arrière et permet à une bonne partie de la flotte de nous repasser. Mais cette fois-ci non, cela ne va pas recommencer ! Nous remontons les bateaux un à un, et passons la ligne en troisième position. Ca y est, nous l’avons fait, cette 3ème place est ma plus belle place. La persévérance et l’acharnement ont payé. Le lendemain nous gagnons une manche dans des conditions de mer, de courants et de vents difficiles, décidemment Royan nous aime !

Le Team SOG – SAFRAN se rapproche de la place de leader au classement Etudiant, et revient dans les 10 au classement Général. Génial !

La partie Atlantique de ce Tour est bouclée, après tant d’heures au rappel, tant de virements ou empannages, tant de risées ou de molles, les souvenirs se mélangent, mais le bonheur est là, nous faisons ce que nous aimons et nous le faisons bien, pour notre plus grand plaisir, mais aussi pour le vôtre !

La Méditerranée s’annonce aussi tenace que l’Atlantique, même si nous commençons par deux jours idylliques à Port Camargue où nous régatons en t-shirt, et où la poudre parle une fois de plus, le Team SOG – SAFRAN reprend la tête pour ne plus la lâcher jusqu’à la Seyne sur mer !

Le ralliement vers Marseille se passe à merveille, nous prenons un bon départ et grappillons des places jusqu'à nous retrouver en tête à quelques centaines de mètres de l’arrivée, les locaux nous repassent finalement à quelques encablures de la ligne. Sauvant ainsi l’honneur d’un de nos plus grands fans, qui avait promis une danse, dénudé, si nous gagnions ce ralliement…

Je profite alors de mon jour de repos dans la cité phocéenne, pendant que les autres s’évertuent à grignoter des places sur l’eau, ce qu’ils ont fait superbement.

Vient alors un moment magique, le ralliement vers la Seyne sur mer, un fort mistral est annoncé, le départ est lancé, les chevaux sont lâchés, le vent passe les 20 nœuds, premiers surfs, les miles défilent, l’anémo s’affole, 30 nœuds, puis 35 nœuds dans les claques, les spis se déchirent, les sorties de route se multiplient autour de nous, nous décidons prudemment de réduire la toile avant de casser, rapidement après le changement de spi nous croisons "Dunkerque", un des leaders, démâté, nous avons fait le bon choix.

Un second bateau avait aussi démâté auparavant, les voiles déchirées se comptent en pagaille, le comité de course décide d’annuler la course, sage décision, nous étions alors en 5ème position…

Le dernier jour de course à la Seyne est assez moyen en terme de résultats, mais nous conservons notre excellente place au classement. 1er Etudiant et 8ème au Général, du bonheur à l’état pur.

Première participation au Tour de France, auréolés d’une victoire et félicités par les pros qui nous devancent et fiers de ce qui a été accompli, les mots nous manquent pour tout décrire, mais le résultat est là.

Un grand merci à tous ceux qui nous ont aidés, en particulier à Marco et à SAFRAN sans lesquels cette aventure n’aurait jamais eu lieu.

Je n’oublie pas non plus ceux qui ont participé un peu ou beaucoup, de près ou de loin, vous faites partie de l’équipe, vous aviez votre place sur le podium à la Seyne, ou encore à l’arrivée magique au port de Marseille au petit matin lorsque toutes les équipes à terre nous ont applaudis.

Et merci à tous ceux qui nous ont encouragés et suivis pendant ce mois, j’espère que nous aurons encore beaucoup d’occasions de vous faire rêver !

A bientôt

Arthur

vendredi 9 avril 2010

Un final en demi teinte ...



Dès 7h30 nous appareillons en direction de la zone de course. Le vent est plus faible que les autres jours, l’anémomètre ne dépassera pas les 14Kts. Deux manches sont programmées.

Comme à son habitude le comité de course installe très rapidement le parcours et envoie les départs dans la foulée. Nous prenons un départ moyen et donnons tout pour rester au contact voire gagner des places, les bascules de vent sont exploitées au maximum… hélas peu de bateau sont derrière nous à la bouée au vent. La manœuvre d’envoi se déroule parfaitement et nous attaquons ce bord de portant surmotivés, les mètres sont gagnés un par un, et nous parvenons à conquérir deux places. Le bord de près suivant est assez semblable en gain de places, malheureusement notre remontée au classement s’arrête là, nous finissons la manche aux environs de la 13ème place.

La seconde manche est lancée vers 11h30, nous prenons un excellent départ au comité et débutons en tête ce bord de près que nous partageons avec le bateau Région Ile de France. La navigation vers la première marque se passe à merveille mais une petite erreur nous coûte trois places d’un coup en arrivant à la bouée. Un peu déstabilisés par cette perte, mais entamons le bord de portant avec l’espoir de re-passer ces bateaux, mais les positions restent inchangées tout au long de la descente et sur le début du bord de près ; début seulement car, une fois de plus, trois bateaux arrivent à nous doubler sur la fin du bord. Mais le pire est à venir : un renfort de vent sur le coté opposé à nous du plan d’eau fait passer un peloton de bateaux devant nous sur le dernier bord de portant. Impuissants, nous les regardons passer et franchissons la ligne d’arrivée quelques minutes plus tard autour de la 14ème place.

Cette journée fut donc assez dure pour nous, c’est la première fois que nous perdons autant de places au cour d’une manche pendant tout le Spi Ouest France. Cela va probablement nous coûter cher au classement général, mais cette régate est avant tout une occasion pour nous de rencontrer nos adversaires du prochain Tour de France à la Voile, et donc de mesurer nos compétences et estimer le travail restant à faire, à ce titre nous sommes ravis !

A l’heure à laquelle je boucle ces lignes, la remise des prix, n’a pas encore eu lieu, je ne connais donc pas encore notre résultat définitif…

Arthurléo